Même jour.
En relisant les notes prises pendant l'entretien avec Bastien, je relève qu'il
a suggéré que le problème pourrait bien venir de la « boucle
locale », puisque d'après le dossier tout est ok du côté
Télé2 depuis le début.
Si c'était le cas,
et nonobstant que c'est à Télé2 de le faire et non à moi,
je me dis que je m'en voudrais d'avoir omis de faire pression sur France Télécom,
le vilain opérateur historique qui tient en otage les gentils opérateurs
alternatifs.
Avec le courage et l'opiniâtreté
qui font la force des vrais emmerdeurs, je décide donc par précaution d’appeler
le 10.13 pour faire vérifier la « boucle locale » qui demeure de son ressort.
Arrivé à
ce point, une petite incidente technico-philosophique : les principes fondamentaux d'un
bon service technique sont de culpabiliser l'usager ou de reporter la responsabilité
sur un tiers. Les meilleurs professionnels parviennent parfois à respecter ces
deux principes d'un seul coup. Le nec plus ultra étant d'atteindre ce
résultat en faisant appel à des notions techniques probablement complexes
mais dénommées par des termes qui paraissent à la portée
de tout un chacun, ce qui prouve bien que vous êtes un crétin : opérateur,
historique, boucle, locale en sont de parfaits exemples.
Aussi, ne comptez
pas sur moi pour vous expliquer pourquoi France Télécom est l'opérateur
historique, ni ce qu'est la boucle locale. Moi je sais. Vous non. Alors si un jour vous
vous retrouvez en panne d'ADSL, faudra pas vous étonner.
Je signale à l'opératrice
(de l'opérateur historique) ma coupure ADSL, ainsi qu'une baisse du signal sonore
sur la ligne depuis quelques jours : serait-ce lié ?
Trois minutes plus tard, montre
en mains, France Télécom me rappelle pour m’assurer que tout est parfait sur la boucle
locale.
« Il faut voir avec
Télé 2 ».
Génial ! que n'y avais-je
pensé moi-même ?