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Trente-septième épisode

« Alzheimer »

23 mars 2006

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Tout le monde connaît cette blague :

  • (le blagueur) Tu connais la maladie d'Alzheimer. Mais connais-tu son prénom, à Alzheimer ?
  • (le blagué) Euh... non
  • (le blagueur) Mon pauvre... ça commence comme ça...

Je dis « tout le monde connaît » mais en réalité, heureusement, il en reste encore qui ne la connaissent pas, sinon elle tombe à plat.

Mais dépêchez-vous de la raconter, car vous ne pourrez bientôt plus la placer puisque « tout le monde », après avoir lu cet épisode, connaîtra effectivement le prénom d'Alzheimer : c'est Cyril.

On est jeudi. Il est 14h30.

Au cas où vous l'auriez oublié, le rafistolage de ma ligne, qui a demandé à Télé 2 exactement 50 jours d'intenses travaux, se solde par une ligne ADSL au rabais : 512 Kbps au lieu des 8 Mbps du contrat. Je rappelle aussi qu'en parallèle, dans la même maison, j'ai fait installer provisoirement une ligne de secours par Alice. Celle-ci a un débit qui oscille entre 6 et 7 Mbps (je parle de la ligne ; pour ceux qui ont aperçu Alice se déhancher dans les spots publicitaires, vous aurez sans doute compris comme moi que son débit est plus lent, puisqu'elle est totalement muette).

C'est dans ce contexte ubuesque que notre ami Cyril donne son coup de fil.

  • (Cyril) Alors ça y est ! Votre connexion est rétablie !
  • (moi) Oui. C'est un bon commencement.
  • (Cyril) J'ai vu que vous vous êtes connecté.
  • (moi) C'est exact. Vous avez dû voir aussi que je ne suis pas resté connecté bien longtemps
  • (Cyril) Ah non. Il y a un problème ?
  • (moi) Il me semble oui !
  • (Cyril) Une coupure ?
  • (moi) Non. Une rupture.
  • (Cyril) Une rupture ? C'est-à-dire ?
  • (moi) C'est-à-dire que vous avez rompu notre contrat.
  • (Cyril) Hein ? Comment ça ?
  • (moi) J'ai souscrit un contrat à 8 Mbps. La connexion que vous m'avez rétablie après bientôt deux mois est à 512 Kbps : c'est une rupture du contrat, non ?
  • (Cyril) Mais 512 Kbps, c'est ce que vous aviez avant la déconnexion, en janvier.
  • (moi) Ce qui aggrave l'affaire, en effet : car depuis le mois de septembre 2005, vous êtes censé m'avoir fourni du 8 Mbps. J'ai le courrier sous les yeux. Et vous le savez parfaitement, nous avons fait le point là-dessus ensemble. Dans le 19ème épisode.
  • (Cyril) Le 19ème épisode ?
  • (moi) Oui. Je me comprends. Le 17 février, on a fait le point ensemble. Je suis sûr que c'est dans vos fiches.
  • (Cyril) Mais 8 Mbps, ce n'est pas le même prix !
  • (moi) Là Cyril, vous allez cesser de me prendre pour un imbécile :
    • premièrement, C'EST le même prix. C'est une offre que Télé 2 a faite en juin 2005 à ses anciens abonnés. Dont je faisais partie et dont je fais toujours partie, car je n'ai jamais rien résilié, malgré vos efforts ;
    • deuxièmement vous savez parfaitement, car vous en avez vous-même retrouvé la trace, que ma connexion n'a pas été mise à niveau en septembre alors que j'avais fait toutes les démarches pour l'obtenir et que Télé 2 ne m'en a même pas informé. Peut-être cela relève-t-il même de l'escroquerie, ça demande à être vérifié ;
    • troisièmement si tout cela, je le reconnais, a pour origine des responsabilités qui vous échappent, en revanche c'est vous-même, et personne d'autre, qui m'avez proposé lors de notre discussion téléphonique du 17 février de me dédommager de la coupure de ma connexion en m'offrant « gratuitement » le 8 Mbps. Vous ne pouvez le contester, j'ai sous les yeux la retranscription intégrale de notre conversation. Au cas où vous l'auriez oublié Aloïs, euh... Cyril, c'est alors que je vous ai fait remarquer que cette « offre gratuite » ne vous coûtait pas grand chose, puisqu'elle m'était due depuis plusieurs mois. Cela vous rappelle-t-il quelque chose, oui ou non ?
  • (Cyril) Oui, oui. Bien sûr. Écoutez, je vais voir ce que je peux faire.
  • (moi) Vous avez intérêt oui. Parce que me patience a des limites, et que les limites, euh... les limites ont des bornes.

J'aurais aussi bien pu finir ma phrase en lui disant « Parce que les petits pois sont rouges », cela aurait eu le même effet.

Sacré Aloïs ! euh... Cyril !

 

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