(Pour
comprendre le titre de l'épisode d'aujourd'hui, il faut
lire les Fables de La Fontaine)
C'est
dans l'adversité qu'on reconnaît ses vrais amis,
c'est bien connu : et aujourd'hui,
un vrai ami m'a fait signe.
Non,
pas Télé 2. Malgré mes efforts, aucun des
multiples salariés de Télé 2 n'est mon
ami.
Si vous êtes un lecteur attentif de ce feuilleton, il ne
devrait pas vous avoir échappé que je n'ai jamais
vraiment intéressé Télé 2 : pourquoi
diable voudriez-vous précisément qu'aujourd'hui,
en plein océan d'adversité, Télé 2
se signale à moi comme un vrai ami ?
Ne rêvons pas : seule mon avocate a des chances de déclencher
chez Télé 2 un soupçon d'intérêt.
Et croyez bien que si cela arrive, vous en serez les premiers
informés.
Mon
vrai ami se prénomme Julien.
Rien à voir avec le Julien du sixième
épisode.
Mon
ami Julien est spécialisé dans l'humanitaire.
Et aussi dans les contrepéteries.
Les
41 premiers épisodes du feuilleton à peine lus,
il a fondu en larmes.
Entre
deux sanglots, après avoir abandonné l'idée
d'envoyer les Casques Bleus à Vélizy, après
avoir hésité à m'expédier un sac de
riz depuis le Bengladesh où il effectue actuellement des
repérages, il m'a adressé un message d'espoir et
de paix.
Presque
comme celui du Pape « Urbi et Orbi » : bien
pensé mais incompréhensible « Ourdi et
Tordu ».
Et polyglotte, aussi.
C'était
un message chocolaté.
Que d'humanité dans ces deux petits lapins, parvenus chez
moi à moitié explosés.
Le
premier, à l'arrière-train fracassé, semble
vouloir dire : « J'en ai plein le ... dos ».
Son copain, les
oreilles en miettes, a l'air de lui répondre : «
Parle à mon ... dos, ma tête est malade ».
Le
premier c'est moi. Le second, c'est Télé 2.
Car
comment ne pas voir dans cette saynète une allégorie
de ma mésaventure ?
Je ne peux m'empêcher de céder à la tentation
de la reproduire ci-dessous dans sa version anglaise, fournie
par Lily.

visitez
le site de
cet excellent illustrateur freelance, David Revoy,
que Julien et Lily ont honteusement pillé
Être
capable de condenser en quatre mots échangés par
deux lapins en chocolat toute la misère du monde, et la
mienne en particulier, il n'y avait que Julien pour y parvenir.
Les
lapins sont prolifiques mais avouez, Sir, qu'ils ont le sens de
la concision...
Il paraît que cela n'arrive que le jour de l'anniversaire
de Lily, « Lady de punk » !
Happy
birthday Lily !
Merci
Julien !